Expositions

JUIN 2017

Flyers nadege ok

Nadège Dauvergne nous parle de la beauté au travers des figures de la peinture classique qu’elle installe sur les murs de nos villes avec un art tout ironique du détournement et du décalage. Nadège apporte à l’art urbain contemporain un souffle nouveau d’une belle originalité.... 
La galerie Art Bref est fière de vous présenter ce superbe solo show, et vous attends nombreux ce jeudi 8 pour son vernissage et jusqu’au 2 juillet pour découvrir les œuvres.

 

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Juin 2016

 

Ticketcarinaoeil

 

 

« Ticket to ride ! »

Exposition du jeudi 9 au jeudi 16 juin 2016
Vernissage le jeudi 9 juin à partir de 18 h

Le cabinet d'amateur a invité 40 artistes à créer des œuvres originales, du même format et sur le même support, un ticket de Métro  ! De Paris, Lille, Lyon ou d'ailleurs, de France ou de l'étranger, neuf ou usagé...

 

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Mars 2016

 

Vénus Premium

Rétrospective

Du mercredi 9 mars au samedi 2 avril 2016

Des pages de catalogues aux panneaux publicitaires, Nadège Dauvergne investit la sphère de la consommation pour interroger le lien étroit qui unit l'art à la publicité. De formation académique, l'artiste intervient directement sur des supports publicitaires en dessinant des personnages issus de la peinture classique qu'elle intègre à un décor contemporain. Ce double détournement questionne, non sans humour, nos pratiques consuméristes.


Artothèque – ECLA
Le Carré
3 bis, rue d’Orléans 92210 Saint-Cloud
01 46 02 53 91 /
artotheque@ecla.net

Affiche venus premium

 

/ Dossier de presse /

 

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Décembre 2015

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Mai 2015

Du papier à la rue

 

« […] l'éclectisme est notre goût ; nous prenons tout ce que nous trouvons, ceci pour sa beauté, cela pour sa commodité, telle autre chose pour son antiquité, telle autre pour sa laideur même ; en sorte que nous ne vivons que de débris, comme si la fin du monde était proche. »

 

Alfred de Musset, Confession d'un enfant du siècle, 1836.

 

Si la publicité se réfère constamment à l'art, l'art de Nadège Dauvergne fait appel à la publicité pour soutenir un propos critique sur les consommateurs que nous sommes. Acheteurs à toute heure certes, nous consommons aussi « à l’œil » les images qui habillent notre quotidien. A chaque instant, des références iconiques se chevauchent, se télescopent ou se complètent devant nous sans que nous fassions l'effort psychique d'interroger leurs rapprochements ou leurs confrontations. Nous nous satisfaisons de « zapper » sous prétexte que l'on (re)connaît ce que l'on fréquente.

Nadège Dauvergne joue donc de ce paradoxe en dessinant au feutre Posca des personnages souvent esseulés droit sortis de tableaux célèbres de maîtres anciens sur des pages du catalogue Becquet, créateur en linge de maison. L'on pourrait ainsi voir en nous une Vénus ou une Danaé, une Madame Récamier ou une Madame Hamelin qui s'ignore au travers de ces dames de l'histoire de l'art posant langoureusement aux côtés d'objets à vendre. Ces femmes fortes sont plutôt à prendre pour le dialogue qu'elles instaurent avec la publicité sur laquelle elles s'affichent.

L'image ainsi combinée bouscule la notion de patrimoine en parodiant toute légitimité historique aux éléments publicitaires. Les modèles dessinés par hachures s'intègrent formellement au décor photographié et s'adaptent proportionnellement au cadre mais restent complètement décalés puisqu'ils sont liés à une époque, à un lieu et à un milieu qui ne sont pas ceux que propose la page glacée du catalogue de vente. L'humour naît alors de cette interpénétration de deux temps éloignés, de deux faits opposés, celui héroïque, historique, biblique ou mythique et celui du quotidien, de l'ordinaire, matérialiste et consumériste.

Au travers de ces exercices récréatifs, Nadège Dauvergne expérimente les effets sensationnels, les symboliques et les sens. Elle s'amuse et nous amuse en déjouant le sens de lecture, en trompant notre œil. L'image réalisée ne se subordonne plus au discours initialement pré-vu : elle provoque des controverses quant à nos habitudes et nos attitudes sociétales. En démocratisant l'art des siècles passés tout en sacralisant un moyen de communication du quotidien, Dauvergne lève techniquement et thématiquement le doute sur nos valeurs, nos centres d'intérêt et notre mode de vie liés au processus économique d'échange de prix contre un bien.

Parallèlement à ces petits formats, Nadège Dauvergne investit avec le même objectif les ostentatoires panneaux d'affichage qui exhibent aux yeux des passants - piétons ou automobilistes – les publicités qui couvrent leurs surfaces. Là encore, le parti pris esthétique repose sur l'exactitude du détail travaillé cette fois à la bombe aérosol et l'acrylique sur papier kraft marouflé, le soin technique, la recherche du sensationnel, l'adoption d'un idéal classique dans un monde contemporain mercantile et futile. Mais les campagnes publicitaires s'étalant selon une stratégie de temps et de lieu, l’œuvre disparaît par recouvrement.

Il en va de même pour les autres figures collées sur les murs ou sous les ponts et les quelques fresques réalisées en collaboration avec des graffeurs qui subissent les outrages du temps et des arracheurs. De ces travaux à échelle humaine serviles aux principes de la publicité et de la vie urbaine ne subsiste aujourd'hui que la trace photographique. La conservation sous forme de clichés de ces grandes publicités détournées, de ces collages sur mesure, de ces peintures in situ constitue le book de l'artiste, la mémoire « publicitaire » d'un œuvre esthétique et critique qui se poursuit au-delà des contraintes techniques, spatiales et temporelles.

 

Michaël Grabarczyk – 22 avril 2015.

 Texte pour le catalogue de l'exposition "Tout doit (va) disparaître"

 

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Février 2014

Brob 1

 

« …au commencement est l’interdit. De l’interdit naît l’envie. L’envie crée la pulsion. De la pulsion au fantasme, il n’y a qu’un pas. Que l’artiste franchit, mettant à nu — à cru —, pour mieux les sublimer, nos désirs. »

Diana Widmaier Picasso

 

Fermez les portes et les rideaux ! Échappez au monde extérieur pour vous introduire dans un espace intime avec un imaginaire qui alimentera vos fantasmes. Les œuvres de Nadège Dauvergne et David Rodriguez vous dévoilent un contenu érotique et détourné qui se cache derrière un trompe l’œil à la fois choquant et surprenant. Le choc n’est pourtant pas brutal, en effet chaque œuvre demande d’être regardée, et non pas juste vue, pour que l’on découvre la chair qui est censée déclencher une étincelle : une pulsion, le désir.

Les images, toutes aussi aimables qu’osées, mettent le « nu » au centre avec une liberté absolue. Ici il n’y a pas de tabous et pas de pudeur, chaque image suscite une émotion et permet une perception nouvelle sur la sexualité.

Par le dessin et la peinture, les artistes investissent des objets ordinaires, comme le sont les boites à bonbons et les catalogues de meubles, en transformant leur fonction initiale pour leur donner un autre sens où le nu, par effraction, se fait présent.

L’intervention subtile sur des objets venant d’un monde de consommation, créé une critique sur la marchandisation et sa surenchère maladive, ainsi que sur la place que l’on donne au corps aujourd’hui. Entre « nu » et « support publicitaire » il y a un gap qui sépare les deux mondes auxquels chacun appartient, l’intime et le public, et c’est à l’artiste de remplir ce gap pour donner un sens moins cohérent qu’ambiguë. Chaque œuvre est le résultat d’une longue réflexion où les mots, l’image et le support ne font qu’un pour donner un sens que chacun interprète à sa manière.

La publicité idéalise, diffuse un message, suggestionne mais en dessous de tout cela, elle cache un message, elle se veut désirée, consommée, comme les corps des femmes qui, sorties de la peinture classique et moderne, attirent l’attention. Cette consommation est enfin atteinte, quand du catalogue à la boite, l’acte se dépeint, "la délice" est consommée.

 

Mélanie Rueda Novoa, Commissaire d'exposition.

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Mai 2012

News montrouge 01

Le collage, qui est né vers 1912 des recherches de Georges Braque et de Pablo Picasso, est sûrement l'apport le plus important dans l'art moderne.

De nos jours encore, il reste ce vocabulaire vif qui a vu son domaine s'étendre vers la littérature, le son, le cinéma, la vidéo. La force du collage réside dans la brutale juxtaposition de deux ou plusieurs éléments étrangers – et plus grande est la distance entre ces éléments, plus intéressante devient leur confrontation.

Les œuvres de Nadège Dauvergne procèdent de cet esprit de mettre en présence deux mondes différents : celui de la vie quotidienne et celui de la culture. Mais, il est à remarquer que Nadège dauvergne ne juxtapose pas deux images mais se sert de l'une comme support à l'autre – le collage devient infiltration.

Les catalogues de vente des grandes enseignes commerciales, les pages publicitaires des magazines exaltent les joies et les bienfaits du confort domestique. Dans ce décor idyllique, l'art qui est par essence d'une nature différente et même opposée, y fait soudain irruption.

Le choc est celui du « high and low » résumé sur une page de magazine. Il est d'autant plus surprenant que nous connaissons bien le canapé « x » ou le fauteuil « y » et que dans ces meubles familiers vient précisément s'asseoir « olympia » qui nous rend visite ce soir !

Les œuvres de Nadège Dauvergne sont certes des critiques de la consommation qui vont immanquablement agir sur nous. Mais étant d'irréductibles consommateurs, nous acceptons cette leçon et y ajoutons un vrai plaisir à contempler une œuvre artistique remarquable par sa nouveauté et son charme.

 

 
Texte de Jean Brolly pour le catalogue du Salon de Montrouge 2012.
 
 
 

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